Début des négociations intergouvernementales sur le traité international contre la pollution plastique

Des bouteilles en plastique flottent sur l'eau au réservoir El Cerron Grande à Photonico, El Salvador, le 8 septembre 2022.

“Aujourd’hui marque la victoire de la planète sur les plastiques à usage unique. Il s’agit du plus grand accord multilatéral sur l’environnement depuis l’Accord de Paris [sur le climat] ». C’est peu dire que la directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l’environnement, Inger Andersen, s’est félicitée de l’adoption, le 2 mars, sous l’égide des Nations unies, de “décision historique” Mis à “Halte à la pollution plastique” Grâce à l’élaboration d’un traité international juridiquement contraignant d’ici 2024. Après les bénédictions, le temps des négociations commence. Ils s’ouvrent lundi 28 novembre à Punta del Este (Uruguay) avec la première des cinq réunions de la Commission intergouvernementale de négociation (CNI) prévue jusqu’en 2024. C’est cette instance qui est chargée de rédiger le futur traité. “Le mandat de l’INC n’accorde à aucune des parties prenantes une pause de deux ans”avertit Inger Andersen.

Lire Aussi :  Le Maroc et la France soulignent la convergence de vues concernant plusieurs questions internationales

Urgence égale menace. La production mondiale de plastique a doublé entre 2000 et 2020 pour atteindre 460 millions de tonnes par an, et devrait approcher le milliard d’ici 2050 si rien n’est fait. À ce stade, les émissions de gaz à effet de serre liées à la production, à l’utilisation et à l’élimination des plastiques devraient représenter 15 % des émissions mondiales. Et au rythme actuel, la pollution plastique des océans (11 millions de tonnes par an) va quadrupler d’ici 2050.

Ce premier round de négociations devrait permettre de mieux cerner les positions et les aspirations des différentes « parties prenantes ». Le premier point de friction potentiel est la portée du traité. Le mandat confié au CIN invite certes les pays à prendre en compte l’ensemble du cycle de vie du plastique (de l’extraction d’énergie fossile au recyclage), mais certains pays, comme le Japon ou l’Arabie Saoudite (grand producteur de pétrole), ne veulent que traiter de la gestion des déchets plastiques et de la problématique de la pollution de la mer

Lire Aussi :  De Québec à l’international | Le Devoir

Une approche moins ambitieuse des États-Unis

Une coalition conduite par la Norvège et le Rwanda défend un texte “très ambitieux”. Il réunit aujourd’hui une cinquantaine de pays, dont l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France, qui a déposé une demande pour accueillir le deuxième cycle de négociations au printemps 2023. L’Union européenne vient également de le rejoindre. La coalition vise à mettre fin à la pollution plastique d’ici 2040 en fixant trois objectifs principaux : limiter la consommation et la production de plastique à des niveaux “écurie”Développer une économie circulaire qui préserve l’environnement et la santé humaine, assurer la gestion et le recyclage “Écologiquement respectueux” Déchets plastiques. Ni la Chine, grand producteur et consommateur de plastiques, ni les États-Unis ne font partie de cette coalition.

Lire Aussi :  ERFOUD/ MALHEUREUX : LE SALON INTERNATIONAL DES DATTES A PERDU DE SON ÉCLAT EN CONFIANT SA MÉDIATISATION A UNE AGENCE DE COMMUNICATION DÉFAILLANTE

Il vous reste 32,03% de cet article à lire. Ce qui suit est réservé aux abonnés.

Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button